Au conseil municipal du 12 septembre un échange stérile, encore un, a mis en évidence de grosses lacunes pour certains. Certains élus de la majorité ne font pas la différence entre la sphère publique et la sphère privée.

Comme le billet précédent le démontre des propos indécents ont été tenus lors du conseil du 4 juillet.

Rappelons le, ou apprenons le, une séance de conseil municipal se situe dans la sphère publique. C'est à dire que les personnes qui siègent au conseil représentent la population dans un lieu qui est public; la salle du conseil. Quand un élu s'exprime il le fait en tant que représentant des électeurs qui lui ont donné leur voix, il ne le fait pas par motivation ou intérêt personnels. Ainsi donc, quand un élu traite un autre élu "d'imbéciles" (propos tenus lors du conseil du 4 juillet) il engage ses électeurs. De tels propos ont alors un sens très fort et les électeurs représentés n'ont pas donné mandat à traiter d'imbéciles les élus de l'opposition. 

En dehors des lieux de représentation publique, par exemple lors d'un bavardage entre personnes, des mots plus ou moins sympathiques peuvent être échangés. Mais là ils n'engagent que des personnes privées, à elles d'assumer leur relation, ce n'est pas une affaire publique; elle concerne donc la sphère privée.

Nous espérons, bien évidemment, que le mélange des genres cessera ...mais reconnaissant qu'il est désespérant de constater que les connaissances basiques ne soient pas assimilées. Par ailleurs cette confusion entre sphère privée et publique est inquiétante pour l'avenir de la commune car elle peut conduire à d'autres écarts.